Connaissez-vous cette enveloppe un peu spéciale ?
Il s’agit d’une enveloppe internationale.
Quand j’étais petit…
Un membre de ma famille vivait à l’autre bout du monde.
Et quand cette enveloppe arrivait dans la boîte aux lettres…
Cela voulait dire que nous recevions de ses nouvelles.
Il nous écrivait tous les deux mois
Il nous racontait sa vie là-bas.
Les bonnes et les mauvaises nouvelles.
Il écrivait par exemple qu’il avait été malade, mais qu’à présent il était guéri.
Aujourd’hui, ce membre de ma famille vit toujours à l’autre bout du monde
Mais il ne m’envoie plus jamais de lettre internationale.
Nous échangeons via Whatsapp.
Quand il est malade, je le sais tout de suite.
Pas une fois qu’il est guéri.
J’ai le temps de m’inquiéter.
Autre exemple :
Donald Trump a été élu le 5 novembre 2024.
Mais pour devenir Président, il doit attendre presque 3 mois (le 20 janvier 2025).
Alors qu’en France, ce délai est d’environ une semaine.
Connaissez-vous la raison d’un tel délai ?
Les Etats-Unis sont immenses
Et à l’époque, on voyageait à cheval.
Il fallait du temps pour réunir les votes, faire venir les électeurs à Washington, faire parvenir la nouvelle de l’élection…
Et encore, avant 1933, le délai n’était pas de 3 mais de 5 mois.
Ces deux histoires nous montrent la même chose
Aujourd’hui, l’information va très vite.
Auparavant, si une catastrophe se produisait loin de chez nous…
Soit nous n’en étions jamais informés.
Soit nous en étions informés une fois que le problème avait été réglé.
Imaginez la différence de stress
Vous êtes en 1800, vous vivez tranquillement dans votre campagne.
Quelles sont les nouvelles qui vous parviennent ?
Les petites nouvelles locales.
Bien sûr, il y a, à l’autre bout du monde, des catastrophes.
Mais vous n’en entendrez JAMAIS parler.
Et les humains ont vécu ainsi depuis l’australopithèque il y a 4 millions d’années, jusqu’à…
Il y a quelques décennies seulement.
Aujourd’hui, chaque jour, même depuis une campagne reculée
Chaque humain est bombardé de mauvaises nouvelles.
Le “breaking news” se met en place sur toutes les chaînes info du monde en quelques heures.
On est passé d’une lettre disant “je suis tombé malade, mais je suis guéri”.
A un message par heure décrivant l’état de la maladie.
Pas étonnant que les gens soient anxieux
Une semaine les chaînes d’infos sont saturées par l’attentat dans un marché de Noël allemand…
Celle d’après ce sont les incendies à Los Angeles…
Nous n’allons pas changer la façon dont les choses se font
Mais nous pouvons changer la manière dont nous interprétons ces choses.
Non, le monde ne va pas mal
Non, la situation n’est pas catastrophique.
Nous sommes simplement bombardés de mauvaises nouvelles dont nous ne devrions même pas entendre parler.
Que ce soit un fait divers à 150 km de chez nous…
Ou une éruption volcanique dans le Pacifique.
C’est à nous de tirer profit de la surinformation que nous recevons
C’est à nous de faire la part des choses.
Malheureusement, l’immense majorité des gens n’en est pas capable…
Et sombre dans une déprime et une anxiété que nos ancêtres ne pouvaient pas connaître.
Bien que leurs conditions de vie étaient bien plus pénibles que les nôtres.
J’ai lu récemment cette belle maxime :
“Nos grands parents avaient des vies pénibles pour le corps mais confortables pour l’esprit. Nos vies sont confortables pour le corps mais pénibles pour l’esprit.”
La bonne nouvelle c’est que nous pouvons choisir de reposer notre esprit.
Il suffit de couper les infos anxiogènes et de vous concentrer sur votre objectif !
